Nos créations
Depuis sa création, la compagnie Quality Street développe un répertoire singulier, porté par l’écriture chorégraphique de Thierry “Nasty” Martinvalet.
Chaque pièce s’inscrit dans une volonté de raconter, de transmettre et de faire dialoguer les influences qui composent la culture hip-hop. Du récit intime à la fresque collective, les créations de la compagnie explorent une grande diversité de thèmes : la famille, l’amour, l’enfance, la vie, ou encore les références culturelles qui ont façonné tout un mouvement.
Fortement imprégnées d’histoire, ces pièces rendent hommage aux racines du hip-hop tout en affirmant une écriture contemporaine, accessible à tous les publics. L’humour, l’émotion et la performance s’y croisent pour proposer une lecture à plusieurs niveaux, permettant à chacun – néophyte comme initié – de s’approprier le propos.
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ELLE éTAIT UNE VOIX (2023)
Chorégraphe : Nasty
Distribution : Manda Sira, Sophie Richelieu, Anne-Chrystel Hazoume, Elisa Sofia Benzo, Leslie Bindika
Elle était une voix est une création musicale et chorégraphique qui propose une immersion sensible dans près d’un siècle de culture musicale afro-américaine. Du blues au hip-hop, en passant par le jazz, la soul ou le gospel, le spectacle explore les racines communes de ces esthétiques et met en lumière leur influence sur les musiques actuelles. Au cœur du projet, un chœur féminin composé de chanteuses semi-professionnelles et amateures, accompagné par des artistes confirmés, donne corps à une expérience artistique singulière où la puissance de la voix dialogue avec le mouvement. Entre performance musicale et écriture chorégraphique, Elle était une voix propose une forme hybride, immersive et incarnée. Pensée comme un hommage aux grandes figures féminines ayant marqué l’histoire de ces musiques, la création interroge également les dimensions sociales, culturelles et politiques portées par ces voix, véritables vecteurs d’émancipation et de transformation.
OH MY GOD (2012)
Chorégraphe : Nasty
Distribution : Clara Bajado, Carole Chemin, Oumou Sy, Aminata Badiaga, Sandrine Monar
L’âge d’or du hip hop depuis sa création en 1973, s’arrête souvent sur le volet qui s’étend de 1988 à 1994. En effet sur cette période phare, les jalons d’un mouvement amené à durer sont posés, dans des styles aussi divers que la musique ou la danse. Des fondations solides ont favorisé l’émergence et l’évolution de la culture hip hop. Tant et si bien qu’elle occupe aujourd’hui une bonne partie du champ médiatique. Il est donc légitime, voire nécessaire de rendre hommage à cette période et ses acteurs, dont fait partie le chorégraphe Thierry “Nasty” Martinvalet. Pour cette création la partie féminine de la Cie Quality Street a été réunie, assemblée sous le concept Oh My God. Faisant référence à un terme fortement prisé à cette époque. En quelques danses et quelques morceaux, on retrouve l’ambiance chère à certains old timers, mais que la nouvelle génération pourra également apprécier. Car l’histoire, même la nôtre, street dancer, est un éternel recommencement.
PORTRAITS DE FAMILLE (2011)
Chorégraphe : Nasty
Distribution : Eric « Rickysoul » Braflan
Un danseur, mêlant langue des signes, rend hommage avec beaucoup d’humour et d’émotion aux personnages clefs de sa famille. Comme une discussion au coin du feu, on rentre peu à peu dans l’intimité de cette famille pour y découvrir des secrets enfouis depuis de longues années. Le public s’identifie facilement à cet univers familial fictif, ce qui le touche d’autant plus. La street dance sert de support à ces différentes tribulations. Ce style chorégraphique a pour spécificité d’être croisé avec la langue des signes. Une performance originale, qui rassemble dans sa construction le public sourd et entendant. Ce projet est né de l’imagination fertile de Thierry “Nasty” Martinvalet, toujours à la recherche de nouveaux champs d’exploration chorégraphique. Lors d’un voyage en Guyane française, il passe une longue partie de son séjour en compagnie d’étudiants sourds et muets, qui lui ont fait découvrir leurs univers. De retour à Paris, sa soif d’apprendre l’amène naturellement vers l’une des meilleures écoles d’apprentissage, l’IVT, International Visual Theater, placée sous la direction artistique d’Emmanuelle Laborit. Au cours de ces premiers temps d’enseignement assez intenses, une idée commence à germer : mélanger les deux cultures, langue des signes et street dance.
LE CHOC DES TITANS (2006)
Chorégraphe : Nasty
Distribution : Paul Recinos, Anh Huy Luong / Beat boxer : Mic Spawn
Pièce courte, « Le choc des titans » met en scène les tribulations de deux personnages qui prêtent leurs attitudes à des personnages fictifs, le tout accompagné d’un virtuose vocal. Notre trio entraîne le spectateur pour une pure performance de danse. Un beatboxer rythme le spectacle en créant un habillage sonore permettant à nos deux danseurs de s’affronter pacifiquement dans une interprétation loufoque. « La culture hip-hop est riche et pluridisciplinaire. Le beat-box (art vocal rythmique) est l’un des aspects les moins connus. J’ai décidé de mettre en avant un artiste aux multiples facettes, le beatboxer, qui maîtrise avec passion cet art presque oublié. Deux danseurs émérites lui prêtent main forte, dans une pièce où l’humour et la performance font bon ménage. »
POUPéES DE RêVE (2005)
Chorégraphe : Nasty
Distribution : Clara Bajado, Carole Chemin, Oumou Sy, Aminata Badiaga
« Poupées de rêve » met en scène un casting exclusivement féminin, destiné à transporter le spectateur vers un univers onirique réveillant l’enfant qui dort en chacun de nous. Que se passe-t-il lorsque des poupées réintègrent le soir venu leur boîte à jouets ? C’est autour de cette idée de départ que s’articule « Poupées de rêve ». La pièce aborde le thème de l’enfance dans un univers ludique. Cette pièce qui a bénéficié d’une résidence de deux ans dans la ville de Dourdan réussit habilement le mariage du divertissement et de l’intérêt en proposant une nouvelle alchimie de la street dance.
« La création et l’écriture sont toujours un exercice difficile pour le chorégraphe. Je me trouvais un jour devant ma feuille vierge tandis que je m’occupais de ma nièce de 4 ans. Au bout d’un moment j’ai pu constater avec surprise sa facilité à façonner un univers onirique. Trois poupées devenaient tour à tour princesse, sorcière, maman… Je décidais alors de donner vie à trois poupées espiègles. » – Nasty
D’AMOUR ET DE LARMES (2003)
Chorégraphe : Nasty
Distribution : Khady Fofana, Marion Motin, Larson Cherubin, Paul Recinos, Gaetan Brun-Picard
« Cette création nous parle de l’amour et son corollaire la souffrance vue à travers une relation difficile entre deux personnes. Elle se veut résolument hip hop au vu du champ artistique des danseurs de la compagnie, mais utilise un répertoire musical résolument francophone et plus classique. Cette combinaison a pour but d’illustrer et de rendre hommage à la diversité des styles de la musique française. Ainsi Piaf et Montand s’associent habilement avec les Rita Mitsouko quand Gainsbourg prête main forte à Dédé St Prix. Mise en scène recherchée, musique francophone, « D’Amour et de larmes » réussi habilement le mariage des styles et nous propose une nouvelle alchimie de la street dance. »
« Suite à un chagrin d’amour, j’ai décidé de créer cette pièce pour me débarrasser de ma peine. La bande son exclusivement composée de classiques de la chanson française est un moyen pour le public dans un premier temps de mieux comprendre l’argument, mais également mettre en avant et explorer la pluralité des styles que l’on peut trouver dans l’univers musical francophone (house, variétés, traditionnel, classique)…» – Nasty
STREET LIFE (2000)
Chorégraphe : Nasty
Distribution : Nelson Ewande, Olivier Petris, Yan Allard, Bernard Wayack Pambe, Bgirl Emilie, Marion Motin, Mohamed El Hajoui, Paul Recinos, Gaetan Brun-Picard
Cette pièce aborde la vie urbaine avec ses différents protagonistes. Elle expose avec beaucoup d’humour les pérégrinations de quelques danseurs autour d’une terrasse de café. Tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette pièce une comédie musicale où l’amour et le jeu motivent le travailleur ou le vagabond.
« Street life », c’est la rue, la vie, la ville. La vie dans les rues de nos villes. Un point commun à cette aventure, l’homme. Il sort de son cocon de drap le matin pour se métamorphoser en citadin et partager le quotidien du badaud, du balayeur, d’un amoureux en transit ou d’un joueur invétéré.
Le décor est posé pour quarante minutes de pur enchantement où la prouesse technique rivalise avec l’imagination et la créativité, pour une pièce remplie de clins d’œil. Mise en scène, musique éclectique, du funk à la variété, « Street life » est une pièce résolument urbaine sur le mode de la comédie musicale. »
« Avant mes premiers pas en tant que danseur, mon approche chorégraphique se faisait par le biais de comédies musicales de tout bord (“West Side Story”, “Les demoiselles de Rochefort”, “Les parapluies de Cherbourg”…) ou de chorégraphies aux airs éternels de M. Legrand. Pour cette pièce j’ai décidé de garder cette essence, en y ajoutant les éléments constitutifs de notre culture, le groove et le funk. » – Nasty
A SCARY NIGHT (2000)
Chorégraphe : Nasty
Distribution : Yan Allard, Mathias Rassin, Olivier Petris, Paul Recinos, Thierry Martinvalet, Marion Motin, Nelson Ewande, Bernard Wayack Pambe
« A Scary night » s’inspire des films d’horreur américains des années 50/60, sur le ton de l’humour et de la parodie. La pièce adapte l’univers cinématographique au monde du spectacle vivant. Elle se situe dans l’époque de l’immédiat après-guerre où Boris Karloff, Bela Lugosi et autres Vincent Price régnaient en maître sur l’industrie cinématographique. Aujourd’hui tous ces « monstres » ne font plus peur, même au plus jeune, peut-être parce que l’horreur est devenue monnaie courante. Mise en scène costumée, musique cadencée et rythme palpitant, « A Scary night » emmène pour une durée de quinze minutes le spectateur dans un univers à la limite du fantasmagorique, là où le rêve et le cauchemar se côtoient, mais où l’on sait bien qu’à la fin tout se termine bien. »
« Grand amateur de films d’horreur, j’ai décidé de rendre hommage à l’âge d’or de ce genre cinématographique singulier en y incluant tout de même une touche d’humour assez prononcée. Je tenais à placer le temps d’une création toutes les ficelles du genre.» – Nasty[












